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Posté le 28/10/2018

Au lendemain de mon 3 km, je me suis réveillée un peu courbaturée, mais ô combien fière d’avoir réussi mon défi! Drôlement, ce sont mes bras qui ont été les plus affectés par le trajet parcouru à l’aide de mes béquilles. J’ai eu beau blaguer sur le fait que je n’aurais pas d’ampoules aux pieds, ça n’a pas empêché mes moignons de frotter dans les emboîtures de mes béquilles! Comme un rappel de l’effort apporté, j’ai des ecchymoses sous les bras et deux petites cloques sur l’épiderme de ceux-ci. Mais vraiment rien de terrible. J’ai aussitôt pris conscience que l’importance que j’ai accordée à mon entraînement a été salutaire au défi, mais aussi à la récupération de ce dernier. Je m’attendais à vivre une “crise” de douleur fantôme à mes jambes, et non. 7 jours plus tard, je suis en parfaite forme et encore sur un nuage d’avoir réussi! C’est réellement gratifiant de repousser ses limites. Pourtant, je n’ai jamais pensé avoir l’âme d’une athlète. Bien sûr, j’ai toujours été passionné par les activités de plein air et j’adorais partir à l’aventure avec mon amoureux et nos enfants. Nous aimions gravir des montagnes en nous fiant que sur nos jambes. J’étais à ce moment-là, très loin de m’imaginer qu’un jour, j’allais avoir une tout autre pente à remonter… 

le camping sauvage, vécu autrement

Posté le 05/08/2018

Je n’avais jamais eu l’occasion de partir en camping sauvage avec ma famille. En fait, si mes souvenirs sont bons, l’expérience de se réveiller dans une tente remontait à mes dix-sept ans. À cette époque, j’avais choisi la randonnée pédestre parmi les cours d’éducation physique au Cégep. L’activité s’était déroulée au mois de mai et je me souviens avoir eu très froid aux petites heures du matin. La fatigue infligée par les nombreux kilomètres parcourus dans la journée aurait dû m’empêcher d’ouvrir l’œil avant la rosée, mais je n’arrivais plus à trouver le sommeil sans greloter. Avec mon amie et coéquipière, nous étions sortis à l’extérieur de la tente pour que les rayons du soleil puissent nous réchauffer.

Malgré tout, j’avais adoré l’aventure et le contact avec la nature. J’étais persuadée qu’un jour, j’allais être une adepte du plein air et revivre chaque été ce bonheur à partager.

Fière ambassadrice de IZBAC

Posté le 28/12/2017

Il y a déjà plusieurs mois, une compagnie française de vêtement sport me contactait pour me demander si je souhaitais me joindre à leur communauté. Bien que j’ai tout de suite apprécié le design très coloré de leurs différentes gammes, sur le coup, je n’ai pas trop saisi comment une quadruple amputée à peine sportive pouvait les aider… puis, j’ai compris. IZBAC signifie “is back”.

1. Venir de nouveau, venir d’une situation à la situation où l’on était auparavant. Revenir chez soi, rentrer, revenir à sa place. Regagner. Revenir plus fort. “Les départs ne comptent pas, seuls les retours méritent une larme.” 2. Renaissance, renouveau. Résilience. Apparaître, se manifester de nouveau. Revenir de blessure, de maladie, d’accident. Revenir à soi, reprendre conscience, revenir à la vie. “La vie nous met parfois à genoux, certains choisissent pourtant de se relever.” 3. Écrire son retour, son histoire, sa propre légende.

Bien plus qu’une simple marque, cette entreprise fondée par deux frères dynamiques et engagés, porte la noble mission de rassembler tous ceux qui sont tombés et décident de se relever. Pour y arriver, ils sont en train de développer deux plates-formes qui viendront s’ajouter à IZBAC.

Le temps des pommes

Posté le 02/10/2017

Déjà le temps des pommes! J'ai tellement l'impression que l'automne est arrivé brusquement cette année... Pas juste parce qu'il faisait trop chaud et trop humide la veille, mais aussi parce que je n'ai pas vu l'été passer.

En fait, je crois que c'est surtout parce que je n'ai pas fait tout ce que j'aurais aimé faire pour profiter de ma saison préférée. En commençant par le vélo. Dans ma nouvelle vie, je me retrouve trop souvent dépendante de mon matériel pour exercer les seules activités estivales qui m’est possibles de faire. Ma pince droite qui applique les freins de mon vélo n’est plus sécuritaire. Elle ouvre de façon saccadée dans un grincement laborieux. Ça fonctionne pour peindre, mais pas quand un feu rouge se pointe sur ma route. Tant que je n’aurai pas décidé de m’en priver le temps de l’a faire réparer, j'ai remisé ma bicyclette.

Avant les amputations, on partait souvent à l'aventure pour découvrir un nouveau coin de la nature. Avec nos garçons, on pouvait décider sur un coup de tête de partir gravir une petite montagne, d'aller marcher en forêt ou simplement de pique-niquer sur un rivage enchanteur. 
 

Une étape à la fois

Posté le 19/08/2017

J’aime relever le défi de peindre une commande personnalisée. C’est un autre chemin qui doit être emprunté afin de parvenir à satisfaire non seulement le futur propriétaire, mais aussi d’arriver à plaire à soi-même. On doit prendre en considération les attentes du client tout en les intégrant à son style habituel.

Pour ces deux toiles qui allaient former un diptyque afin d’agrémenter le bureau du directeur général de la SPA Beauce Etchemins, j’avais évidemment la demande de mettre en valeur un chat et un chien. Des sujets que je n’avais pas encore exploités jusqu’à présent. J’ai dû un peu sortir de ma zone de confort pour y arriver.

Rester féminine... malgré 4 amputations

Posté le 27/07/2017

Lorsque j’ai perdu mes bras et mes jambes en 2012, je me suis évidemment questionnée à savoir si j’allais oser me laisser prendre en photo. Je me souviens avoir hésité à me montrer tel que je suis pour le journal Le Nouvelliste qui avait écrit de très beaux articles sur notre histoire. À ce moment-là, je n’avais pas encore reçu mes prothèses et ça m’avait demandé un certain courage.

Mon amoureux qui me répétait combien il me trouvait toujours aussi belle, m’a insufflé toute la confiance qui me manquait. La photo a été prise et publiée en gros format. Beaucoup de gens l’ont vue et d’après les commentaires que j’ai reçus, ils ont retenu l’essentiel : mon beau sourire!